lundi 2 juin 2008

Procrastination ...

Il suffit de prononcer ce mot pour s'apercevoir que s'en défaire ne sera pas une mince affaire.
Le prononcer sans bafouiller est déjà une performance, d'une manière fluide est digne d'un comédien professionnel, sans postillonner est quasi impossible...

Car il est coriace le bougre !

Il grince, il coince, il craque, il racle et il renâcle sous sa carapace chitineuse de cloporte, à l'évidence pas très propre.
Il est vil, prétentieux et lâche, il démarre par une sèche flatulence, prend un faux air d'élévation, pour s'aveulir dans une chute molle, soumise, obséquieuse : sourcil levé et bouche en cul de poule du jésuite, queue flaccide du bedeau.

Mais il est coriace le bougre !

Et il suffit de s'y coller les doigts pour ne plus pouvoir s'en détacher car derrière cinq syllabes rafistolées à la bave de crapaud, une froideur rance et moite de vieille pierre, il y a d'abord un sens ... et c'est ça qui est terrible.

Aucun commentaire: